MICHEL
DE BROIN



Made in France
15 octobre au 14 novembre 2004
(grande galerie)

L’Œil de Poisson présente pour la première fois sur le continent américain le tout nouveau prototype du robot Tenir sans servir c’est résister. Ce dernier est constitué d’un électro-aimant de forte capacité (300 kilos) possédant une autonomie relative lui permettant de s’installer dans l’espace public sur les surfaces métalliques comme celle de la tour Eiffel ou en ce qui nous concerne, le fameux pont de Québec.

Le robot est muni d’une signature électronique, qui permet à son utilisateur d’armer et de désarmer l’aimant. Sans le numéro d’identification personnel, il est impossible de retirer l’aimant solidement installé dans le lieu public. Lorsque l’électro-aimant est activé, une horloge à diodes électroluminescentes affiche la durée des piles. Le compte à rebours fait penser à celui d’une bombe à retardement, mais il n’en est rien, contrairement à une bombe, à la fin du décompte, l’électro-aimant s’échoit et tombe sur le sol.

Tenir sans servir c’est résister est un robot fonctionnel, doté d’un certain niveau d’autonomie, d’une pile et d’une mémoire. L’électro-aimant qui le constitue est une résistance électrique. En résistant, l’appareil manifeste sa présence et se tient debout solidement, tout seul.

Made in France est une oeuvre réalisée lors de la résidence de l’artiste montréalais à L’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy.

Michel de Broin est né en 1970. Son travail s’est inscrit dans l'espace public, notamment avec Matière dangereuse (Skol, Montréal,1999), Entrelacement (Canal Lachine, Montréal, 2001), Trou (Optica, Montréal, 2002), Révolutions (Parc Maisonneuve-Cartier, Montréal, 2003). Il a exposé au Museum of Canadian Contemporary Art (Control Damage, Toronto, 2003), à la Gallery 44 (Honeymoons, avec Eve K. Tremblay, Toronto, 2003) à la Galerie Pierre-François Ouellette (Chercher l’erreur, Montréal, 2003), à la Villa Merkel (Épater la Galerie, Esslingen, Allemagne, 2002), au Kunsthaus Baselland (Bâle, Suisse, 2001), au CCS (New York, États-Unis, 1998), et à Circa (Montréal,1997). En 2004, il était en résidence à la Villa Arson (Nice, France). Il vit et travaille à Montréal.

L’artiste tient à remercier Emilien Chatelain (Vidéographe), Eve K. Tremblay (activiste), Jacques de Broin (technologie), l’Atelier Commun (impression jet d’encre), Pierre et Che Bourgault, Sylvain Rousseau (la Vitrine, Paris), Stephen Wright, la galerie Pierre-François Ouellette Art Contemporain (Montréal), L’agence Vitriol (Paris), la maison d’édition Locus Solus (Paris), Le Centre Culturel Canadien (Paris), Le Conseil des arts et des lettres du Québec, L’Association française d’action artistique, la Délégation générale du Québec à Paris, l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy.

Vernissage vendredi le 15 octobre à 20h