IN-DIVISION


Laurent Gagnon, Stéphanie Pelletier, Yannick Pouliot, Mathieu Valade
12 mai au 23 juin 2007
Alternator Gallery (Kelowna, Colombie-Britannique)

L’exposition In-Division est présentée dans le cadre d’un échange entre l’Alternator Center for Contemporary Art située à Kelowna en Colombie-Britannique et l’Œil de Poisson.

 

Laurent Gagnon

« C’est dans la synergie de la collection d’objets hétéroclites, de matériaux et de fragments variés qu’émerge — comme par la force des choses — un jeu d’associations. » L’atelier de Laurent Gagnon regorge de trouvailles de brocantes, de résidus de démolition, de pièces achetées chez le ferrailleur et d’objets divers liés au quotidien. Ce capharnaüm est le lieu où l’artiste insuffle à ses découvertes fortuites une seconde vie par le biais de différents procédés sculpturaux. Fragments recyclés d’objets oubliés, les œuvres de Laurent Gagnon témoignent du passé et transforment en poésie leur fonctionnalité désuète.

Laurent Gagnon vit et travaille à Québec. En 2003, il complétait une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval. Ses sculptures et ses estampes ont été présentées dans plusieurs événements au Québec, au Canada, aux États-Unis ainsi que dans plusieurs pays d’Europe. Fort impliqué dans le milieu des arts, il a entre autres pris part à l’installation d’un atelier de gravure et de sculpture à Puvirnituq, village nordique du Québec.

 

Stéphanie Pelletier

Par ses interventions in situ, Stéphanie Pelletier pose avec humour un regard sur l’ordinaire. En réaction au monde qui l’entoure, elle conçoit des objets qui mettent en relief et questionnent leur propre utilité. En s’appropriant et en réinterprétant certains symboles identitaires et culturels, Stéphanie Pelletier interroge leur validité même. Animée par un désir de concordance entre lieu, matière et intention, elle oriente ses choix pour construire des ponts entre l’art et la vie, pour dialoguer avec l’autre, pour altérer l’espace et le temps.

Stéphanie Pelletier a obtenu son baccalauréat en arts plastiques à l’Université Laval en 2004. En 2002, elle a pris part à une exposition collective d’artistes québécois et péruviens à Lima, au Pérou. Elle a récemment exposé son travail à Dare-Dare ainsi qu’à la galerie B-312 à Montréal.

 

Yannick Pouliot

Jeux d’échelle, démesure, les œuvres de Yannick Pouliot réorganisent formellement certains signes convenus. Il affectionne un répertoire de styles surannés et nostalgiques où architecture, mobilier et éléments décoratifs voient leurs apparences et leurs fonctions détournées de leur réception culturellement acquise. Fascinantes, drôles et souvent prétentieuses, les pièces de Yannick Pouliot posent un regard cynique sur notre société, sur sa décadence et son déclin. La beauté rencontre la douleur, le sentiment devient systématique et les rôles usuels de l’être et de l’objet se confondent.

Yannick Pouliot vit et travaille à Saint-Casimir. Il a complété en 2002 un baccalauréat en arts plastiques à l’Université Laval à Québec. Son travail a été présenté au centre VU à Québec en 2003. La même année, il prenait part à la deuxième édition de la Manif d’art, également à Québec. En 2005, il participait à l’exposition collective L’envers des apparences au Musée d’art contemporain de Montréal, où il présentera une exposition solo en 2008.

 

Mathieu Valade

Les réalisations de Mathieu Valade, souvent constituées de volumes géométriques, réfèrent au quotidien. Mobilier, design industriel ou encore architecture, son travail s’intègre à l’environnement qu’il doit occuper. Sans nommer la chose directement, le volume devient discrètement une table, une caisse de transport ou encore un phare maritime. Ces références au connu, à l’interprétable, sont confondues par l’objet géométrique censé les représenter. Il en découle un brouillage des pistes dans notre rapport au réel. Par ce détournement, Mathieu Valade oblige l’implication du spectateur : il doit s’attarder, contourner et ouvrir, dans un parcours où, a priori, rien ne se donne à voir.

À la suite d’un baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal, Mathieu Valade a complété une maîtrise dans le même domaine à l’Université Laval à Québec en 2005. Membre fondateur du collectif Pique-Nique, organisme favorisant les pratiques d’intrusions spontanées de l’art en milieu urbain, il a entre autres exposé ses travaux au centre Vaste et Vague à Carleton ainsi qu’au Lieu à Québec.

Site Web de l'artiste : mathieuvalade.com