FESTIVAL
MUSIQUE MAISON II


Pour une deuxième année consécutive, l'Œil de Poisson est heureux d'accueillir le Festival Musique Maison. Les 18, 19 et 20 octobre, venez découvrir ce qui se trame dans le sous-sol des créateurs. Place à l'inédit pour trois jours seulement!

Jeudi 18 octobre
Arlequin, Barbiebarbusband, Érick d'Orion

Vendredi 19 octobre
La soirée des dix minutes
Kathleenkelly, Antonio de Braga, Chanteuse Pénible, Gab d'Armoult, Stalicieux, Thierry Alari et son scratchophone, Les Bouches Condondues and The Physicist B-Boy, Les séminaires de l'oreille hardie, Analement-moi aka Peupeu Boudreau

Samedi 20 octobre
Max Como et Hugolution, Bisolars, Monday Morning Erection

En tout temps dans la petite galerie
La vidéo I've been thinking de David Armstrong Six

Le Festival Musique Maison a vu le jour à l’automne 2006 grâce à l’initiative des membres actifs de l’Œil de Poisson. Cet événement est né du constat de l’actuelle démocratisation du médium de la musique stimulée par l’avènement d’une multitude de nouveaux moyens de production accessibles et de qualité. L’expression musicale est désormais l’affaire de tous et mérite diffusion, ce qui est précisément le mandat du Festival Musique Maison.

Cette année, l’Œil de Poisson entend offrir au Festival Musique Maison une plage horaire de trois soirées musicales hors normes dans son espace d’exposition principal. En plus de présenter trois formations musicales les 18 et 20 octobre, le 19 octobre la grande galerie cédera les planches à une dizaine d’artistes et de groupes volontaires qui devront offrir une prestation d’une durée maximale de dix minutes.

Les spectacles débutent à 20h
Ouverture des portes dàs 19h30
4$ pour une soirée
10$ pour les trois soirées

Arlequin

Le processus créatif d’Arlequin consiste à la concrétisation de mélodies inspirées qui se veulent un reflet de l’énergie première ayant permis leur émergence. Arlequin est toujours plus ou moins influencé par certaines lignes mélodiques maîtresses, conscientes ou non, acquises durant son enfance, dans la période des années 1970. Accompagné de quelques musiciens, l’auteur-compositeur-interprète de Québec désire simplement transmettre cet univers personnel par le biais d’une musique intuitive s’adressant à la sensibilité d’un public passionné à la fois par les textes et les musiques.

   

Barbiebarbusband

Les membres du Barbiebarbusband ont unanimement choisi le Festival Musique Maison pour effectuer leur première apparition publique. Pour l’occasion, ils nous ont concocté un projet à saveur rock-and-roll tout à fait dans l’esprit du festival. Les membres du groupe sont tous originaires de Québec: Patrick Marcotte (écriture, guitare et voix), Anne Quessy (basse), Jacques Laroche (guitare) et Jacques Samson (percussions). Voici ce qu’ils ont à dire au sujet des origines du groupe: « Si on se fie au radar... Et à la face du gynéco... Le bébébarbu a déjà 2 ans... Il habite au sous-sol ... Il a maintenant 4 têtes... Huit bras et du sexe à pile... La peau tendue et les cordes vocales... Un hybride presque non né... qui a pour le moment... Le nom de Barbiebarbusband...(?!) »

   

Érick d'Orion

Musicien autodidacte, artiste audio et en nouveaux médias et compositeur résidant à Québec depuis 1993. Érick d’Orion concentre en grande partie ses recherches audio sur le maximalisme numérique. Il effectue un travail qui se rapproche étroitement du noize, de la musique concrète et, curieusement, du free jazz et de l’électroacoustique! Il fait partie, avec Aimé Dontigny, du duo morceaux_de_machines et du trio Napalm Jazz. Érick d’Orion développe également des projets d’installations où l’audio et les nouvelles technologies sont assemblés pour créer des œuvres autant participatives que « statiques ». Son travail a été présenté au Québec, au Canada, au Mexique, en Belgique, en France et en Australie.

   

La soirée des dix minutes

Toujours à l’avant-garde, le Festival Musique Maison offre cette année aux artistes qui n’ont pas suffisamment de matériel pour réaliser une prestation de longue durée, qui manquent de talent ou encore, qui produisent un travail à la limite du supportable, la possibilité de présenter leurs explorations dans un format adapté à leurs besoins. Préparez-vous à une soirée hétéroclite où une dizaine d’artistes offriront tour à tour des performances sonores d’une durée maximale de dix minutes. En alternance sur deux scènes aménagées pour l’occasion, cette soirée haute en couleur promet des prestations sonores inusitées et sans interruption.

   

Max Como et Hugolution

Tous deux de Trois-Rivières, Max Como (vocal et machine à cordes), et Hugolution (vocal et machine à boutons), proposent un projet ambitieux où le duo fait cohabiter textes délurés et musique pop remixée. Max Como s’est fait connaître grâce à ses talents « Arsènelupiesque » en volant des hymnes techno connus et grâce à ses textes accessibles et accrocheurs. Pour le projet Dans la forêt des malaxeurs, il revêt le costume du rockeur. Il enfile désormais la guitare comme il enfilait, jadis, les hits du dancefloor. Hugolution, tel une boîte à rythme disfonctionnelle, se livre à des prestations schizophréniques depuis sa tendre enfance. Il compte bien mettre tout son talent dans les malaxeurs de la forêt, pour finalement peser sur le « piton » de l’harakiri musical. Résultat : purée techno sur un ordi portable.

   

Bisolars

Les Bisolars ont vu le jour en 1995, dans le sous-sol d’une vieille église en ruine d’un quartier malfamé de Chicoutimi. Comble de malheur, selon leurs propres mots, ils ont produit quatre albums aussi grotesques les uns que les autres. Les trois premiers ont été produits en rafale dans un élan de folie morbide durant l’été de 1995. Le quatrième et dernier album date de 2000 ou 2001. Suite à cette apocalypse de son, les Bisolars disparaissaient. Voici donc un retour inattendu des Bisolars, dans le cadre du festival où ils présenteront un cocktail ambigu de scatologies sucrées, épicé de vulgarités sensuelles. Les membres principaux de ce groupe d’envergure sont : Spermicide Joe, Phalloïde Jack, Anchois, Justice, un ogre hurleur et Pierce Brosnan. La plupart d’entre eux résident à Montréal, un seul étant établi à Québec.

   

Monday Morning Erection

Le collectif d’artistes montréalais Monday Morning Erection est formé de David Lafrance au tourne-disque et au minidisque, de Ghislain Roy aux instruments inventés et aux pédales d’effets, ainsi que de Jean-François Lauda, aussi au tourne-disque et au bidouillage électronique. Ils sont bruiteurs, musiciens et artistes visuels, ils œuvrent en duo ou en trio. Leurs expérimentations, qui gravitent surtout autour des tourne-disques, leur permettent de déconstruire les techniques et de briser les conventions du platinisme en explorant les effets sonores obtenus. En trame de fond, MME crée des drones mélodiques et des murs de distorsion qui donnent une vie étrange, dérangeante, à la limite de la violence, à ses expériences musicales. Selon les membres, «le nom du groupe fait référence à une palette de sentiments ambigus: puissance, vulnérabilité, pression du conformisme et illusion de liberté ».