1er avril au 1er mai 2011
Vincent Robitaille
Moines de Gouttières ou Ma Maculée Conception

« Le cowboy en racines tordues sera-t-il à genoux, sur un prie-dieu avec pédale de break, soutenant de ses bras maigres les fragments flottants d’une voiture, proposés en tant que lustres délicats? »
– V. R.

Alliant éléments naturels et résidus urbains, mariant sa poésie « indigène » aux réalités contemporaines, Vincent Robitaille crée des univers foisonnants qui tranchent avec les espaces (de vie ou d’art) habituels. Ceux-ci engagent, par ailleurs, des efforts colossaux
d’entreposage, de transport et d’installation. Ses « collections lourdes » de bois tordu, de métaux et de plantes posent la question du nomadisme comme pratique artistique et font participer plusieurs acteurs à leur monstration.

Comptant sur des éléments familiers et chaleureux (musique, fauteuils, fougères, lampes, aquariums), Robitaille a su développer toute une série de légendes d’objets, sinon d’anecdotes visuelles. Dans ces compositions temporaires, l’habitable n’est jamais loin et propose un arrêt sur notre ravageuse rapidité.

L’artiste procèdera également au lancement, à l’occasion du vernissage, de son premier roman édité à compte d’auteur : Je t’aime comme je suis.

DEC en sciences, technique photographique, Baccalauréat en arts plastiques, Vincent Robitaille s’est vu mériter, à la suite de son baccalauréat, la Bourse René-Richard ainsi que le Prix Tomber dans l’Œil. Ce jeune artiste intimiste partage son temps entre l’installation, la route, la poésie et les histoires qu’il rend souvent compliquées. Questionnant l’opportunité d’être tripolaire, il ne croit pas exagéré de considérer son propre bois, malgré les témoignages positifs, comme une feinte mémorielle assemblée
parfois dans le but de dissimuler quelque chose, ou quelqu’un.

Vernissage jeudi le 17 février à 17h
Accompagné d'un lancement de roman