Vicky
Sabourin
" Danse Macabre: Into the Wild "
© Vicky Sabourin

Danse Macabre
21 octobre au 20 novembre 2016
(Grande galerie)

Vernissage 21 octobre à 20 h
Performance de l’artiste à 20 h
Rencontre avec l’artiste à 22 h

Danse Macabre est la continuité d’un travail initié dans le cadre d’une résidence au Banff Centre for Arts and Creativity, durant l’été 2016. La pratique de Vicky Sabourin est reliée à son imaginaire composé en partie des nombreuses histoires entendues au fil des ans. C’est un univers élaboré depuis un paysage intérieur fantasmé prenant la forme de narration ou de conte. Par ses installations et ses performances l’artiste tente de stimuler une forte réaction émotionnelle semblable à celle qu’elle a vécue. Son œuvre est à la fois un tableau vivant et un diorama dans lequel elle raconte des histoires liées au rapport qu’entretient l’être humain avec la nature.

L’œuvre installative transporte les visiteurs au cœur d’un « tableau de chasse ». Des objets dérivés de la chasse tels les douilles de carabines et les trappes faites en céramique ornent le diorama comme des bijoux funestes nous rappelant les vanités. La présence de l’animal, quant à elle, va au delà de la représentation du trophée de chasse. Danse Macabre nous renvoie au genre pictural médiéval du même nom où l’on dépeignait la vanité des classes sociales. Or, ici c’est la mort de l’animal qui nous confronte à notre propre mortalité et qui soulève le débat entre le civilisé et l’état sauvage.

C’est à la suite du visionnement d’une vidéo de Richard Hiltz, trappeur de Nouvelle-Écosse, que Sabourin a eu l’idée de cette installation. En effet, lors de ses balades en forêt, il se filme seul, en train de chasser. À l’hiver 2009, tandis qu’il installait un piège après avoir libéré et tué un chat sauvage, l’animal inanimé s’est mis subitement à bouger post mortem. La caméra toujours en marche, on voit Richard Hiltz surpris et transi, immobile dans le cadre tandis que l’animal s’anime d’une manière étrange à ses pieds. Toute cette scène est filmée tel le paradoxe de vivre un moment de solitude dans le bois, opposé au désir de se mettre en scène face au monde par le biais de YouTube. Le visiteur est invité à faire fi de l’interdiction de passage ; ce qui l’intègre à la mise en scène. Sa position lui permettra ainsi de faire partie des cycles de mort et de renaissance du chat sauvage. Il tangue alors à la frontière indicible entre le réel et la fiction : là où se côtoient le surnaturel et le réalisme.

Vicky Sabourin vit et travaille à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia. Son travail a été présenté en galerie et dans plusieurs centres d’artistes au Canada, aux États-Unis, en France, en Italie, ainsi qu’au Portugal. En décembre 2014 elle est nommée artiste émergente de l’année par La Presse et sélectionnée pour le prix Pierre Ayot.

L'artiste désire remercier le CALQ, Le Banff centre, Elisabeth Beliveau, Rebecca St John, Rebecca Erin Moran et Jenny Heishman.

Site Web de l'artiste : cargocollective.com/vickysabourin